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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 13:28

 CD AUDIO séance d'Hypnose anti Stress Appelez moi  06 81 52 34 65

L’hypnose :

Il nous faut repenser l’histoire de l’hypnose à partir de ce qu’on connaît aujourd’hui.

En 1955 la commission de la british Médical association propose une définition : « Etat passager d’attention modifiée chez les sujets, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en réponse à des stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une susceptibilité accrue à la suggestion et l’apparition chez le sujet de réponses et d’idées qui ne lui sont pas familières dans son esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l’anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vaso-motrices peuvent être, dans l’état hypnotique, produits et supprimés ».

Jean Godin en donne une autre définition : « Un mode de fonctionnement psychologique dans lequel un sujet, grâce à l’intervention d’une autre personne, parvient à faire abstraction de la réalité environnante, tout en restant en relation avec l’accompagnateur. Ce débranchement de la réaction d’orientation à la réalité extérieure, qui suppose un certain lâcher prise fait apparaître des possibilités nouvelles : par exemple des possibilités supplémentaires d’action de l’esprit sur le corps ou de travail psychologique à un niveau inconscient ».

 

La définition de l’hypnose, de l’induction proposée par Salem dans son ouvrage  « Soigner par l’hypnose » est la suivante : « l’induction passe par l’intermédiaire de suggestions ou l’introduction d’une idée qui va provoquer un état, une émotion, un mouvement selon le principe idéomoteur l’idée provoque l’acte. »

L’induction facilite l’accès à un mode de fonctionnement hypnotique et favorise un état de dissociation : conscient/ inconscient ; corps/ esprit. L’induction est une sorte de rituel qui permet au sujet un retrait et une réorientation de son attention de l’extérieur vers l’intérieur. Dans cette première phase de la transe, il est demandé au sujet de fixer son attention sur une perception précise qui peut être au choix ou successivement, la voix du thérapeute. L’hypnose C’est une isolation sensorielle permet au sujet de se concentrer sur lui-même, son corps et ses sensations et de se

« couper du monde » environnant.

 

Emile Coué 1857-1926, pharmacien, est peu pris au sérieux en France avec sa méthode d’autosuggestion ou autohypnose.

 

Cependant, il est accueilli triomphalement aux USA et en URSS où les soviétiques ont érigé, près du tombeau de Lénine une statue à son effigie.

Léon Chertok psychiatre, psychanalyste donne une définition proche des étatistes par opposition aux fluidistes : « C’est au stade du somnambulisme, un quatrième état de l’organisme, actuellement non objectivable - à l’inverse des trois autres : veille, sommeil, rêve - ; une sorte de potentialité naturelle, de dispositif inné prenant ses racines jusque dans l’hypnose animale, caractérisé par des traits qui renvoient apparemment aux relations pré langagières d’attachement de l’enfant et se produisant dans des situations où l’individu est perturbé dans ses rapports avec l’environnement ». Par la suite il ajoute que l’hypnose garde sa spécificité par rapport à la suggestion. La suggestion est multiforme : « La suggestion nous apparaît ainsi comme la relation primaire, fondamentale entre deux êtres, la matrice, le creuset dans lequel viendront s’inscrire toutes les relations ultérieures. Nous dirons encore qu’elle est une entité psycho-social indissociable, agissant à un niveau inconscient très archaïque, pré langagier, présexuel, et médiatisant l’influence affective que tout individu exerce sur un autre ».

D.Araozen1982 donne la définition suivante: l’hypnose c’est « un état dans lequel les facettes mentales critiques sont temporairement suspendues, et où la personne utilise principalement l’imagination ou les processus des pensées primaires. Le niveau d’hypnose, sa « profondeur » dépend du degré de l’implication imaginaire. »

Pour Olivier Lockert (2001) : « c’est un État Modifié de Conscience (EMC) naturel, connu depuis que l'être humain existe ; la « conscience » (ou le « conscient ») dont il est question est fait de la perception ordinaire que nous avons du monde, selon nos cinq sens. Les techniques utilisées pour atteindre cet état spécifique de conscience sont multiples et choisies en fonction de l'objectif global à atteindre ».

Pour F. Roustang c’est une perceptude. La « perceptude (F. Roustang) est  « un état de veille intense, à l’instar du sommeil profond à partir duquel nous rêvons. De même que ce sommeil profond conditionne l’éclosion du pouvoir de rêver, de même cette veille intense nous fait accéder au pouvoir de configurer le monde ».

Il prône pour un retour via l’hypnose à une nouvelle forme de perception de la réalité, une perception immédiate, qui précède la pensée même. L’état hypnotique, c’est l’activation corticale caractéristique de l’état modifié de conscience et d’un vécu subjectif qui lui est associé. La première dimension est objectivable par les neurosciences et les travaux expérimentaux. La seconde dimension est accessible notamment par ce qu’en dit le patient au moment du vécu hypnotique, ou dans l’après-coup.

Aux USA, l’hypnose prend une de ses sources par le marquis de Lafayette qui enseigne celle-ci à Georges Washington. En mai 1784, Gilbert du Motier de La Fayette écrit une lettre enthousiaste à propos des travaux de Mesmer à George Washington. Lafayette écrit : « Un docteur allemand nommé Mesmer, ayant fait la plus grande découverte sur le magnétisme animal, a formé des élèves, parmi lesquels votre humble serviteur est appelé l’un des plus enthousiastes ».

Godin J., La Nouvelle Hypnose; Vocabulaire, Principes et Méthodes.  Albin Michel, 1992,

    p.80-81. 

Léon Chertok, Que sais-je hypnose et suggestion, PUF 1989, P.86.

Op. Cité, p 86.

D.Araozen, 1982. 

F. Roustang, il suffit d’un geste, O.Jacob, 2003.

Robin A.Waterfield, Hidden Depths.The Story of Hypnosis, Routledge, 2003, p.132.

 

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